Energie renouvelable Production et projets en développement
Le développement et la mise en œuvre de projets d’énergie renouvelable sont des épreuves d’endurance qui demandent une sérieuse dose de résilience, et dont le timing est plutôt imprévisible. Certains projets doivent parfois être abandonnés. Et quand après une dizaine d’années d’études et de procédures un projet éolien est enfin autorisé, on court encore le risque de ne pas pouvoir le construire (ou en tout cas pas très rapidement) car le Gouvernement diminue le soutien à la production, que les coûts et les délais de raccordement au réseau explosent, etc.
Et après cela la population doit s’entendre dire : vous voyez bien que le renouvelable n’est pas une solution, ne vous inquiétez pas tout cela se résoudra avec du nucléaire, ce sera bon marché et sans danger. Faux et encore Faux…
Mais en plus, nous regrettons profondément que le Gouvernement fédéral comme le Gouvernement régional ne reconnaissent pas la plus-value de la participation citoyenne et l’avantage qu’elle représente pour la transition énergétique, pour notre région et pour notre pays.
Production 2025
Nos outils de production

Eolien
Photovoltaïque
Biométhanisation
Hydroélectricité
Notre production totale
L’année 2025 a été une nouvelle fois pauvre en vent par rapport à la moyenne historique de nos outils (approximativement –14%). Et c’est loin d’être un cas isolé : en matière de production d’énergie éolienne, 2025 a été la pire de ces dix dernières années en Belgique.
Néanmoins, l’ensoleillement, quant à lui, s’est montré généreux avec une augmentation de +8,75% par rapport à la moyenne de production historique.
Pour la biométhanisation, l’année 2025 a été marquée par des défis techniques croissants dans un contexte où la sécurité d’approvisionnement de pièces de maintenance est mise à mal.
La production hydroélectrique quant à elle a diminué car 2025 a été une année très sèche (une des plus sèches jamais enregistrées en Belgique), alors que l’année 2024 avait été très pluvieuse et donc, très bonne pour la production.
Depuis 2008, la coopérative CLEF a produit 233 254,15 MWh d’électricité verte, locale, bénéfique au territoire et à nos coopérateurs via le fournisseur d’électricité COCITER.
Notre production totale en 2025 est de 29 881,78 MWh, dont 18 545,03 MWh ont été vendus à COCITER.
Ce qui équivaut à la consommation moyenne de 8 538 ménages. Et 13 626,09 tonnes de CO2 évitées.
L’impact de votre investissement
Chaque part (250 €) investie dans la coopérative CLEF correspond à 404,29 kg de CO2 évités.

La production 2025 en détail
Ces chiffres incluent la totalité de la production revenant à CLEF.

Energie éolienne 28 234,65 MWh
- +1,06% par rapport à 2024
- L’augmentation de la production éolienne revenant à CLEF malgré le mauvais régime venteux s’explique par le fait que 2025 est la première année complète d’exploitation de l’éolienne de Gaurain-Ramecroix et qu’on a intégré pour la première fois notre production de la Mer du Nord.
- Puissance installée outil 45,17 MW dont 13,551 MW pour CLEF
Energie solaire 21,27 MWh
- +12,06% par rapport à 2024
- Puissance installée outil 0,019 MW dont 0,019 MW pour CLEF
Energie biomasse électricité 1 461,86 MWh
- -22,53% par rapport à 2024
- La diminution importante de la production électrique de biométhanisation revenant à CLEF s’explique essentiellement par le fait que l’installation BQP est sortie du portefeuille de CLEF courant 2024. La diminution de production de BSR a pour sa part été de 5,96%.
- Puissance installée outil 0,6MW dont 0,248 MW pour CLEF
Energie hydraulique 164 MWh
- -49,41% par rapport à 2024
- Puissance installée outil 4,493MW dont 0,073 MW pour CLEF
Fait marquant en 2025

Leuze-en-Hainaut (Aura, WT8, SPV PELZ)
Au cours de l’année 2025, Aura a franchi le cap des 100.000 heures de production. Respect !
Projets en développement en 2025

Eolien
Photovoltaïque
Hydroélectricité
Mobilité
Développement éolien onshore (terrestre)
Laplaigne
En codéveloppement avec Ventis, ce projet de parc de 4 éoliennes , dans lequel CLEF possèdera entre 1 et 2 éoliennes, est situé entre les villages d’Hollain, Péronnes et Laplaigne, dans une peupleraie en exploitation située après la confluence Scarpe-Escaut, juste à la frontière du Grand Large de Péronne et des canaux vers Pommeroeul.

La réunion d’information de la population (RIP) préalable à l’étude des incidences sur l’environnement (EIE), a eu lieu le 8 novembre 2022. Elle concernait 5 éoliennes. Au cours de l’EIE, le projet a évolué vers 4 éoliennes d’une hauteur totale de 200 m ou 180 m selon le modèle, pour un productible total net annuel attendu de 29.325 à 37.915 MWh (soit l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de de 8.378 à 10.832 ménages).
L’étude d’incidences sur l’environnement réalisée par le bureau d’étude Sertius s’est finalisée fin 2025/début 2026, et la demande de permis unique (DPU) pour la construction et l’exploitation de 4 éoliennes (d’une hauteur totale de 200m ou 180m ) a été déposée à l’administration en mars 2026 et a été déclarée recevable*. Le 15 avril 2026, CLEF a animé un atelier de présentation de l’étude d’incidences à la Maison de Village de Laplaigne. C’est une initiative de CLEF et pas une étape obligatoire de la procédure. L’enquête publique devrait débuter en mai 2026.
Notons encore qu’en plus des périodes d’arrêts spécifiques des éoliennes pour les chiroptères et pour les laridés, des mesures de compensation sont prévues en faveur de la biodiversité : 7,4 ha d’ilôts de vieillissement des peupliers, 1,4 ha de plantation d’arbres indigènes et 2,8 ha de prairies extensives avec mares.
*La “recevabilité” ou “complétude” d’un dossier de demande de permis unique signifie que ce dossier a été jugé complet et recevable par l’administration c.-à-d. qu’il contient toutes les pièces et informations nécessaires pour que ce dossier puisse être soumis à l’enquête publique et à l’instruction.
Molenbaix II
CLEF, ENECO et IDETA sont partenaires dans l’actuel parc éolien de Molenbaix, où CLEF possède et exploite la WT3.
Mi-2025, des discussions ont eu lieu sur la possibilité d’ajouter 3 éoliennes en prolongement visuel du parc existant (voir localisation n°2 sur la carte de nos implantations actuelles). Nous avons décidé de faire un codéveloppement CLEF-ENECO pour ce projet de 3 éoliennes, IDETA ne souhaitant plus participer à du développement d’énergie renouvelable.
Branle-bas de combat chez CLEF au dernier trimestre 2025, car il est décidé de tenir la RIP de ce projet fin janvier 2026 et CLEF prend le lead sur étape particulièrement exigeante de la procédure. Etape qui demande une préparation et une coordination sans failles car une erreur de procédure à ce stade très précoce d’un projet est de nature à faire annuler une décision plusieurs années plus tard.
Mons Estinnes
Ce projet de parc de 7 éoliennes de 200m de hauteur et d’un diamètre de rotor de 150m, est développé sur les communes de Mons (Harmignies et Villers-Saint-Ghislain) et d’Estinnes (Vellereille-Le-Sec), entre la carrière d’Harmignies et le parc éolien existant d’Estinnes.
Le projet constitue une extension visuelle du parc existant d’Estinnes de 11 éoliennes. La production électrique annuelle envisagée va de 68.791MWh à 99.723 MWh.
Le partenariat d’Eneco et Renner Energies Belgium avec CLEF prévoit qu’une éolienne sera citoyenne. En cas de permis, CLEF invitera les communes de Mons et d’Estinnes à participer à son éolienne si elles le souhaitent.
Mourcourt et Rumilies
Développés en partenariat avec Storm, ces 2 parcs distants de 2,5 km sont situés de part et d’autre de l’autoroute E429 et sont composés chacun de 3 éoliennes.
Leurs permis respectifs sont libres de tout recours depuis 2023. Pour la petite histoire, la première intervention de CLEF dans ce qui allait devenir le parc de Mourcourt date de 2013 … Mais les retards chroniques du Gouvernement wallon sur la fixation des régimes d’aide (soutien à la production par l’octroi des certificats verts) engendrent de l’incertitude, ce qui handicape la finalisation des plans financiers.
Le Financial close* du projet de Mourcourt a finalement eu lieu le 7 novembre 2025 et les travaux ont démarré au printemps 2026. Le financial close du projet de Rumillies a été retardée, principalement à cause du gouvernement wallon qui a pris beaucoup de retard dans la mise en œuvre du système de CPMA**. Il aura finalement lieu en février 2026. CLEF reste avec une participation de 20 % dans chaque parc au moins tant que la construction des deux parcs ne sera pas finie.
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Parc |
Machine |
Hauteur totale (m) |
Diamètre rotor (m) |
Puissance par éolienne (MW) |
Production annuelle estimée du parc (MWh) |
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Mourcourt |
Nordex N131/3600 |
150 |
131 |
3,6 |
25.547 |
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Rumillies |
Nordex N131/3900 |
180 |
131 |
3,9 |
31.260 |
Une zone humide mixte a été créée à Havinnes, comprenant une partie submergée toute l’année avec des îlots émergés, entourée d’une prairie humide et de quatre étangs temporaires (retenues non permanentes). Cette zone vise à favoriser la biodiversité et en particulier l’arrêt et la reproduction de l’avifaune des zones humides qui fréquentent le site du parc éolien de Rumillies.
*Financial close : le bouclage financier de l’investissement
**CPMA : Coût de Production Moyen Actualisé. Le système CPMA fait référence au système de calcul actuellement utilisé en Région wallonne pour les projets renouvelables qui réservent leurs certificats verts.
Nivelles (extension)
Un projet d’extension du parc de Nivelles est en cours de développement. Il consiste en 1 éolienne qui serait implantée au sud des implantations actuelles (voir localisation n°4 sur la carte de nos implantations actuelles). Un permis unique a été refusé en date du 1er mars 2022 par les ministres compétents sur seule base de l’avis défavorable du DNF (Division Nature et Forêts de la Région wallonne).
Des relevés en continu en hauteur ont été rendus possibles grâce à la pose d’un mât ANABAT pendant la saison 2024. Suite à ces relevés et une nouvelle étude d’incidences sur l’environnement, une demande de dérogation à la Loi de Conservation de la Nature (pour certaines plantes et pour les chauves-souris) doit être introduite sauf si des mesures compensatoires de continuité fonctionnelle sont contractées. Ce qui n’a pas encore été fait à ce jour.
Une fois cette demande de dérogation (qui doit être antérieure à la demande de permis unique) octroyée, une RIP pourra être organisée et le dossier de demande de permis pourra être achevé pour être déposé.
Nivelles Genappe (GENIe)
Le projet de parc éolien GENIe de 6 éoliennes, à cheval sur Nivelles (Baulers) et Genappe, fait depuis 2016 l’objet d’un partenariat entre Renner Energie Belgium et Vent+ asbl qui se charge de l’animation locale. Début 2018, Vent+ et CLEF ont convenu que CLEF prendrait en charge la participation citoyenne, avec la possibilité d’intégrer d’autres coopératives de REScoop Wallonie au projet. En 2025, les coopératives AlterCoop et Energ-Ittre ont été invitées à se joindre au projet.
Si les 6 éoliennes sont autorisées, les coopératives possèderont 2 éoliennes, et 1 éolenne si le projet est réduit.
Ce projet, dont le permis a déjà été accordé par deux fois par les Ministres régionaux compétent sous deux législatures différentes, a également déjà été par deux fois attaqué en annulation et annulé par le Conseil d’Etat.
Après la réalisation d’un nouveau complément d’étude des incidences sur l’environnement, qui a été introduit en mars 2026, le projet de parc éolien de GENIe est pour la troisième fois soumis à l’enquête publique, du 4 mai au 3 juin 2026. Ce long parcours administratif dure depuis 10 ans : en effet, la réunion d’information à la population (RIP) préalable à l’étude des incidences sur l’environnement, a eu lieu en 2016.
Au vu de la très longue attente des procédures au Conseil d’Etat (la procédure accélérée n’était pas applicable) et en accord avec CLEF, Renner Energies (titulaire du permis attaqué) avait commencé à mettre le permis en œuvre pour éviter la caducité du projet. En 2024, les mesures de compensation en faveur de la biodiversité ont été mises en place et les premiers sondages des parcelles ont été effectués.
Le nouveau complément d’EIE soumis à enquête publique vise une mise à jour des sujets suivants de l’étude d’incidences initiale, sans changer le projet qui reste le même depuis 2017 : analyse paysagère et justification des interdistances avec les parcs existants et projets voisins, mise à jour des impacts cumulés, actualisation du milieu biologique sur base des données DEMNA/Natagora 2026, réévaluation des impacts acoustiques et d’ombre portée selon les impositions des Conditions sectorielle de 2021, recalcul du productible sur base de nouveaux bridages, actualisation des photomontages, …
Nous espérons donc que la troisième fois sera la bonne, et un aboutissement de ce projet avec une importante participation citoyenne qui pourrait le cas échéant être rejointe par des participations communales : la Ville de Nivelles participe déjà dans le parc Les Vents d’Arpes, et si nous sommes exaspérés par l’attitude de la Commune de Genappe à l’égard de ce dossier au cours des 10 dernières années, nous ne sommes pas revanchards.
Péruwelz (Moulins du Buissenet, aire SOFICO de Genotte)
Le projet est composé de 4 éoliennes de 150 m de hauteur totale, sur le territoire de la Commune de Péruwelz, pour une puissance maximale totale de 18 MW. Il est situé de part et d’autre de l’axe autoroutier E42/A16 à Péruwelz. Ce projet est codéveloppé entre EOL’WAPI (3 éoliennes en zone agricole) et un consortium de coopératives citoyennes (1 éolienne) qui a confié le développement de son éolienne à CLEF. Le développement de l’éolienne citoyenne du consortium sur l’aire de repos autoroutière de Genotte fait suite à l’appel d’offre lancé par la SOFICO en 2016 pour valoriser le potentiel énergétique des aires autoroutières en y installant des éoliennes.
Pont-à-Celles
En 2019, sur la proposition d’un habitant de Pont-à-Celles, CLEF a commencé le développement d’un projet éolien de 8 machines à cheval sur les communes de Pont-à-Celles et de Les Bons Villers (au nord-est de Liberchies, au sud-est de Rêves et au sud-ouest de Frasnes-lez-Gosselies).
Le nombre d’éoliennes a dû être revu à la baisse (maximum 6 mais peut-être moins, uniquement sur Pont-à-Celles) Ce développement s’est avéré compliqué pour de multiples raisons et n’a malheureusement pas pu progresser significativement en 2025. Nous devrons évaluer la pertinence de poursuivre ce développement.
Quévy
En codéveloppement entre Storm, Emissions Zéro et CLEF, ce projet de parc de 6 éoliennes en zone agricole se situe sur le territoire de la commune de Quévy, entre les villages de Quévy-le-Grand, Quévy-le-Petit, Blaregnies, Aulnois et Goegnies-Chaussée, et un peu plus d’1 km au Nord de la frontière française.
L’implantation du projet, à environ 215 m à l’est d’une infrastructure principale de communication (la ligne de chemin de fer n°96), permet d’éviter toute dérogation au plan de secteur.
Il a été étudié pour des éoliennes de 175 à 183 m de hauteur totale et de puissance unitaire comprise entre 4,0 et 6,6 MW. Le productible net attendu est entre 61.517 MWh/an et 76.469 MWh/an. Le raccordement au réseau se fera au poste de Pâturages (moyenne tension 10,8 kV) ou au poste d’Harmignies (haute tension 150 kV).
Les mesures de compensation en faveur de la biodiversité seront constituées de l’aménagement et l’entretien de 17,4 ha de couvert nourricier (céréales) avec plots à alouettes associé à un couvert enherbé, favorable aux oiseaux des plaines agricoles, et la mise en place d’un nichoir à Faucon crécerelle. S’y ajouteront la plantation de 6 arbres feuillus localement avec des essences indigènes.
En cas d’obtention du permis, CLEF et Emissions Zéro pourront construire et exploiter en toute indépendance 2 des 6 éoliennes, soit une part citoyenne de 33 % dans le futur parc. Si le projet est réduit à 4 éoliennes autorisées, cette part citoyenne sera de 25% (soit 1 éolienne).
Repowering TAB
La procédure de repowering* du parc de Tournai-Antoing-Brunehaut (TAB) a été entamée en 2024. Il s’agit d’un codéveloppement avec Ventis.
La procédure suit son cours. L’Etude d’Incidence sur l’Environnement (EIE) a été finalisée début 2026, la demande de permis unique a été introduite en mars 2026 et l’enquête publique se termine le 13 mai 2026.
Le projet concerne le remplacement des 7 premières éoliennes du parc “TAB1” (voir localisation n°6 sur la carte de nos implantations actuelles) par 5 éoliennes plus récentes et donc plus grandes et plus puissantes afin de maximiser le potentiel de production du parc. Les 7 éoliennes initiales (éoliennes A à G sur le le plan ci-contre) seront démantelées. Les 3 autres éoliennes de “TAB2”, plus récentes, resteront en activité.
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Eoliennes existantes |
Projet de repowering |
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Mise en service |
2011 |
Environ 2030 |
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Nombre d’éoliennes |
7 |
5 |
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Hauteur |
150 m |
236 à 249,5 m |
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Diamètre |
82 m |
170 à 175 m |
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Puissance unitaire |
2,3 MW |
7 à 7,2 MW |
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Puissance totale |
16,1 MW |
35 à 36 MW |
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Production annuelle |
32.700 MWh/an |
95.000 à 100.000 MWh/an |
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Participation de CLEF |
72,5% de 2 éoliennes |
Une éolienne à 100% |
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Production “de CLEF” |
6.770 MWh/an |
18.000 à 20.000 MWh/an |
Dans le parc actuel TAB1, CLEF possède 72,5% de 2 éoliennes (dans la société d’exploitation TOURN’EOLE srl) sur les 7 éoliennes initiales. Avec le repowering, CLEF possèdera une des 5 nouvelles éoliennes. Chacune de ces nouvelles éoliennes produira 4 fois plus d’électricité qu’une des éoliennes initiales et pourra couvrir la consommation de 5.430 ménages.
*Repowering : Le principe du « repowering » consiste à remplacer les éoliennes existantes en exploitation par de nouvelles éoliennes présentant a priori une technologie plus performante, tant d’un point de vue technique qu’environnemental.
Rouveroy (Estinnes)
Rouveroy : 1 éolienne. En codéveloppement avec Storm (parc de 4 éoliennes). Permis en recours en annulation auprès du Conseil d’Etat.
Le projet de Rouveroy, dont les éoliennes feront 200 m de hauteur totale et auront une puissance unitaire comprise entre 4 et 6,2 MW, se situe sur le territoire de la commune d’Estinnes entre les villages de Rouveroy et Fauroeulx, sur des terrains agricoles. Le raccordement au réseau (150 kV) se fera au poste d’injection d’Harmignies (environ 12 km).
Les mesures de compensation en faveur de la biodiversité seront constituées de l’aménagement de 9,1 ha de couvert nourricier à base de céréales laissées sur pied en hiver, entouré de bandes enherbées fauchées chaque année après le 15/07, favorable aux oiseaux des plaines agricoles (perdrix grise, alouette des champs, busards, bergeronnette printanière, caille des blés, linotte mélodieuse,…).
Le 9 janvier 2025, CLEF a participé avec Storm à l’atelier de présentation des résultats de l’étude des incidences sur l’environnement du projet de parc de 6 éoliennes à Rouveroy (Estinnes), pour lequel la demande de permis unique avait été introduite le 12 décembre 2024.
L’enquête publique a eu lieu du 3 février au 5 mars 2025. Elle a engendré une observation positive et une demande (à l’attention d’Ores et non une réclamation contre le projet de parc éolien) auprès de la Ville de Mons, et 20 réclamations (c.-à-d. 0,25% de la population) et 44 observations positives auprès de la Commune d’Estinnes.
Le 18 juin 2025, le permis unique a été octroyé en première instance par les Fonctionnaires technique et délégué, partiellement (pour 4 éoliennes). Le productible net attendu sera alors entre 53.908 MWh/an et 67.445 MWh/an. CLEF aura accès à 1 de ces 4 éoliennes en pleine propriété.
En juillet 2025, 3 recours ont été introduits auprès du Ministre contre cette décision : 2 recours qui ont ultérieurement été retirés, et 1 recours par la Commune d’Estinnes, tardif et donc irrecevable. Le Ministre ne devait donc pas statuer sur ces recours et la décision de première instance est devenue définitive. La Commune d’Estinnes a cependant introduit un recours en annulation auprès du Conseil d’Etat, le 13 janvier 2026. La probabilité est élevée que le Conseil d’Etat rejette ce recours, mais il a jusqu’à 15 mois pour se prononcer.
Dans ce dossier comme dans bien d’autres, nous sommes confrontés à une décision essentiellement politique de la Commune. Il est d’ailleurs intéressant de remarquer que le Directeur général de la Commune d’Estinnes n’est autre que le Bourgmestre de la Commune de Quévy.
Développement éolien offshore (en mer)
Avec 31 autres coopératives citoyennes wallonnes, bruxelloise et flamandes pour l’énergie, CLEF a décidé d’investir dans des parcs éoliens offshore en mer du Nord via SeaCoop cvso (fondée en 2022). Au 31 décembre 2025, CLEF possède 5% de SeaCoop.
Grâce à un investissement de 10% dans le capital d’Aspiravi Offshore, Seacoop détient aujourd’hui 7% du parc éolien offshore Northwind (dont les coordonnées géographiques sont 51.600°N 2.766°E).
Sa participation dans Aspiravi Offshore confère à Seacoop une capacité de production de 15 MW, soit l’équivalent de cinq éoliennes, ce qui correspond à la production d’électricité d’environ 15.000 foyers.
La campagne « Notre énergie », préparée afin de lever des fonds pour l’investissement des coopératives dans SeaCoop, a été lancée le 18 février 2025 et a permis de lever 7,5 millions d’euros de capital citoyen pour l’ensemble des coopératives participantes. CLEF a contribué à cette levée de fonds à hauteur de 500 000 €.
SeaCoop a convenu avec Otary, Ocean Winds et Eneco de collaborer au sein du consortium Haddock Wind et de préparer ensemble une offre dans le cadre de l’appel d’offres pour le parc ZPE1.
Légende : 1. Northwind ; 2. Zone Princesse Elisabeth 1
Le retrait des critères de participation citoyenne des critères d’attribution pour la Zone Princesse Élisabeth est une occasion manquée pour accélérer la transition énergétique en Belgique.
Pourtant, la mobilisation est là : en septembre et octobre 2025, 20.000 citoyen·nes ont signé la pétition « Gardez les citoyens à bord de l’énergie éolienne en mer » pour rester acteurs de l’éolien offshore.
Avec nos 32 coopératives, SeaCoop était prêt. Et l’est toujours, au sein du consortium Haddock Wind.
La participation citoyenne, c’est un financement local et stable, un levier d’indépendance énergétique, et une vraie plus-value sociétale.
Des citoyen·nes sont déjà co-propriétaires de 5 éoliennes dans le Parc éolien offshore Northwind.
Même sans ce critère, SeaCoop avance. Les citoyen·nes aussi.
Développement hydraulique
HOSe – Montignies-sur-Sambre et HOSe – Salzinnes
A cause de la flambée des coûts de ces dernières années et de l’augmentation concomitante des coûts chez les fournisseurs habituels de HOSe, les plans financiers sortent des budgets prévus et HOSe travaille sur des solutions alternatives pour équilibrer ces projets, dont la réalisation n’est donc pas encore certaine.
Si des solutions sont trouvées, une rencontre sera organisée avec la Sofico pour confirmer les règles des concessions (durées et renouvèlements).
HOSe – Fêchereux et Tilff
Si des solutions sont trouvées pour les projets de Montignies-sur-Sambre et de Salzinnes, HOSe envisagera de relancer le projet de Tilff, voire celui de Fêchereux.
HOSE : HOSe sc a été créée en 2018 à l’initiative d’Emissions Zéro, pour le développement et l’exploitation de centrales hydroélectriques sur l’Ourthe et sur la Sambre. Elle appartient pour 50% à Hydro B, société privée spécialisée dans les centrales hydroélectriques, et pour 50% à 9 coopératives dont CLEF qui détient 1,5 % de HOSe. Certaines centrales appartiennent directement à HOSe, et d’autres appartiennent à des SPV qui appartiennent elles-mêmes à 100% à HOSe.
Projets solaires en financement et construction
Soignies Perlonjour
Le projet de valorisation du plan d’eau situé au lieu-dit de la carrière du Perlonjour (Soignies) par l’installation d’une centrale flottante de panneaux photovoltaïques , avait été attribué à CLEF et Green4Power/Perpetum en 2022 suite à un marché public de la Ville de Soignies lancé en 2021.
Le lac de carrière du Perlonjour appartient à Holcim, qui a accordé un droit de superficie pour ce projet.
Sa mise en œuvre avait pris du retard pour plusieurs raisons liées aux circonstances économiques (matériaux, choix du type de structure flottante, travaux, coûts et délais du raccordement, accords avec les carriers, faiblesse et incertitude du soutien à la production, etc), mais en 2025 les travaux de construction effectués par Perpetum ont pu enfin démarrer.
Cette île flottante de 12.500 panneaux photovoltaïques repose sur une structure originale constituée de tuyaux. Elle recouvre une superficie correspondant à environ 4 terrains de football, qui n’occupe pas plus du tiers du plan d’eau. La puissance totale est de 6,11 MWc et la production annuelle attendue est de 5.627 MWh soit l’équivalent de la consommation de 1.610 ménages. Elle va être raccordée en ligne directe aux installations de la carrière de Heidelbergh Materials Benelux (Chemin Royal, à Braine-le-Comte), le surplus étant injecté sur le réseau Ores.
L’île flottante photovoltaïque appartient à la SPV “Ile solaire du Perlonjour srl” créée en novembre 2025 et détenue pour 50% par Green4Power, 46% par CLEF et 4% par la Ville de Soignies.
Ce projet avait fait l’objet d’une première levée de fonds en 2023. Les citoyens qui y ont répond, ont investi dans CLEF : ils ont donc profité de la rentabilité de l’ensemble des projets de CLEF sans devoir attendre la réalisation de l”île flottante.
SPARKOH!
Il s’agit d’un projet d’ombrières solaires sur le site du parc scientifique SPARKOH ! à Frameries, en couverture d’une partie des parkings existants : 500 kWc de panneaux photovoltaïques sur des ombrières, avec également 20 bornes de recharge pour les véhicules électriques des visiteurs. La production annuelle attendue est de 450 MWh, soit l’équivalent de la consommation de 130 ménages.
Cette production viendra compléter la production déjà assurée par les panneaux solaires présents sur la toiture du Sparkoh!, et l’importante auto-consommation qui en résultera permettra au Sparkoh! de réduire ses dépenses en matière d’électricité. L’électricité non autoconsommée sera injectée sur le réseau Ores.
Le projet est mené par Emission Zéro. CLEF et Altercoop participent à ce projet via un prêt spécifique accordé à Emissions Zéro.
Développement Solaire
Serres photovoltaïques
CLEF se penche sur le développement de projets agrivoltaïques vertueux, visant à la relocalisation combinée de la production énergétique et alimentaire en Wallonie. Elle a répondu avec un consortium à l’Appel à Manifestation d’Intérêt « Agir ensemble pour une Wallonie Durable » lancé fin 2025 par la Région wallonne. Les projets lauréats devraient être connus pour fin mai 2026.
Avec ou sans sélection de ce projet par la Région wallonne, CLEF et d’autres coopératives membres de Rescoop Wallonie pourraient tenter ce type de projet, mais un déploiement à grande échelle demande le soutien de la Région wallonne.
Cette approche innovante vise à exploiter, sur des sites de 1 à 2 ha, des infrastructures agrivoltaïques alliant un mix de serres maraichères, de panneaux verticaux, d’ombrières de protection des cultures (type canopée) et d’abris agricoles. Le mix à utiliser dépendra bien entendu des spécificités locales et de l’acquisition progressive d’expérience avec ces infrastructures.
Grâce à ces outils de protection des cultures contre les aléas climatiques, dont la production d’électricité serait raccordée en direct chez un auto-consommateur énergivore, un maraîcher pourrait ancrer son activité durablement et CLEF pourrait fournir (via COCITER) une électricité renouvelable & compétitive (pas de nouveau raccordement coûteux nécessaire).
Nous faisons appel à vous pour nous aider à identifier des terres agricoles jouxtant des consommateurs importants d’électricité !
Bureaux de CLEF
Des panneaux photovoltaïques seront installés sur la toiture du bâtiment de CLEF de la Grand’Rue à Leuze-en-Hainaut, dans le cadre des travaux de rénovation qui ont démarrés en septembre 2025.
Développement en mobilité
Tournai (REFLEX)
R-E-FLEX est un projet de recherche soutenu par le Fonds (fédéral) de Transition Energétique, visant à optimiser la combinaison d’une production photovoltaïque avec une batterie et des bornes de recharges « low & fast charging ».
Le site étudié initialement se situait à Tournai (sur le parking de la Maison de la Culture / du Centre Sportif), mais la configuration ne permet malheureusement pas d’aboutir à un plan financier viable notamment à cause des coûts de raccordement.
Divers autres sites ont donc été mis à l’étude : club de sport, école, entreprise.
Grâce au pilotage par un EMS (Energy Management System), les flux d’électricité seront optimisés et les meilleures combinaisons seront automatiquement générées pour fournir au site :
- De l’énergie produite sur site via le photovoltaïque, en temps réel ou en différé par la batterie, pour l’autoconsommation de l’activité et pour les bornes de recharge des véhicules électriques ;
- De l’énergie fournie par COCITER grâce aux installations de production de ses coopératives associées (dont CLEF) , au meilleur moment & prix de la journée, notamment avec l’appui de la batterie.
Ce projet permettra à CLEF de mettre sur pied un modèle économique et une proposition de valeur duplicable pour divers sites en Région wallonne.
















